*Qui suis-je ?*

*Qui suis-je ?*

Vanessa , 20 ans.



Me présenter plus en détail est inutile. Vous apprendrez à me connaître au fil du temps.



Bonne visite !



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MA FICTION
GALERIE TEXTUELLE
Blog musique annexe : Mélodies-Chimériques
ENCORE UN NOUVEAU , J'AI PAS PU M'EN EMPECHER ^^

# Posté le mardi 06 octobre 2009 06:00

Modifié le samedi 05 décembre 2009 13:53

*Texte pour la galerie Words ObsessionAutodestruction*

*Texte pour la galerie Words ObsessionAutodestruction*


Savourant le contact de l'eau bouillante sur ma peau meurtrie , j'entame avec soin mon rituel de tout les jours. Les larmes glacées , contrastant avec la chaleur de mon épiderme , coulent lentement pour s'écraser sur mes genoux repliés. La buée envahit la pièce, floutant ma vue et humidifiant mon visage marqué par la souffrance , celle d'une femme souillée , celle d'une femme violée.

Sale , je me sens sale. Inconsciemment, mes mains refermées sur un gant de toilette frottent avec frénésie mes jambes amaigries. Des marques rouges s'étalent partout mais je ne m'arrête pas ; chaque parcelle de mon corps doit être lavée de cette saleté , de cette impureté qui fait de moi une mauvaise personne. C'est de ma faute , de ma FAUTE. Je me démène pour que tout s'en aille , j'en saigne mais je continue. Tout doit disparaître. L'odeur de sa peau , le contact de ses mains sur mon corps et même ma chair. Plus rien. Plus rien ne doit rester témoin de ma détresse , de mon dégoût. Mourir , je dois mourir , je veux mourir. Partir pour ne plus souffrir , ce serait tellement plus simple. Toute mon âme est bafouée , mon coeur est dépeuplé de sentiments , mes yeux vidés de leurs étincelles de bonheur , mon sourire a prit la fuite pour laisser place à des lèvres craquelées qui resteront scellées à jamais.

Mes pensées s'entremêlent , je panique. Je gémis , frotte encore plus dur et encore plus vite , m'affole dans cette pièce où la vapeur de l'eau me rend aveugle. Suis-je en train de devenir folle ?
Un hurlement s'échappe de ma gorge. Hors de contrôle , mes ongles me griffent , mes dents mordent avec force l'intérieur de ma joue et, fatiguée , je m'allonge , en pleurs , dans la baignoire. Des frissons parcourent mes bras pendant que je tente de me calmer, doucement, lentement.

Et puis ce miroir. Face à moi , il m'envoie à la gueule une personne que je déteste , que je haïs. Je crie , me lève soudainement pour envoyer valser le verre fragile qui se brisera en morceaux sur le carrelage frais. Chaque morceau de glace me renvoie une parcelle de mon visage : mes cernes noires , mes cheveux emmêlés et secs , ma peau rougie par la chaleur. Et puis mon corps. Maigre , les os saillants , les bleus qui m'envahissent complétant le tableau d'une femme minable.


« Salooooooooope ... »


Mon cri se casse dans ma gorge meurtrie et je tombe , le verre pénétrant dans mes genoux. J'ai mal mais je m'en fous , je le mérite. Je deviens incontrôlable , je saigne de partout , allongée sur mon reflet éparpillé. On tape à ma porte , on crie , on s'inquiète pour moi mais je les ignore ces gens emplis de pitié à mon égard. Un bruit sourd se fait entendre , je ne me lève pas , je n'en ai pas la force.

Les larmes coulent lamentablement pendant que des bras me saisissent et m'enroulent dans une serviette chaude. Un brancard m'accueille et on me surveille. Ils ont peur que je devienne dangereuse tiens !! Mais je les emmerde. Je me contente de laisser ce voile blanc recouvrir mes yeux , apaiser ma souffrance , soulager mon coeur et je m'endors pour rejoindre le monde des songes.


Parce que demain sera encore fait de souffrance ...










# Posté le samedi 17 octobre 2009 14:01

Modifié le samedi 14 novembre 2009 07:26

*Texte pour la galerie Demesure Textuelle*

*Texte pour la galerie Demesure Textuelle*


« Très chère Louisa,

Si tes magnifiques yeux parcourent cette lettre, c'est que ne suis désormais plus auprès de toi.
Les années ont passées et je me sens partir, mon corps se fatigue et mon âme demande le repos éternel. Il est bientôt l'heure pour moi de rejoindre le monde des anges.
Mais je ne peux partir sans t'exprimer tout ce que mon c½ur me dicte avec force aujourd'hui.
Ma douce, ces années auprès de toi ont été les plus heureuses de ma vie. Nous avons traversé les années ensembles, vivant cet amour épique comme deux adolescents insouciants du monde qui les entoure.
Te souviens-tu de notre rencontre amour ? Bien sûr que oui tu t'en souviens !
C'était le 16 juillet 1947. Je m'en souviens comme si c'était hier. J'ai croisé ton magnifique regard émeraude dans ce bal musette, t'en rappelle-tu ? Tu dansais avec grâce et ta beauté illuminait à elle-seule la salle du village. Les jeunes hommes étaient hypnotisés par cette jeune femme blonde comme les blés et jolie comme un c½ur. Moi-même je l'avoue, suis tombé sur le charme à la seconde où je t'ai vu mais je n'osais t'aborder. Ah la jeunesse ! Tu riais de bon c½ur, savourant cette belle soirée et acceptais les compliments des anciens avec une légère rougeur aux joues. Ce que tu étais belle ma chérie! Et puis, tu t'es tournée vers moi et là, mon c½ur a rebondit dans ma poitrine. Tu m'as invité à danser, ignorant les convenances de l'époque qui exigeaient que ça soit à l'homme d'inviter, et j'ai enfin pu voir de plus près la somptueuse demoiselle qui m'avait charmé. Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie. Tu m'as littéralement éblouis par ta beauté naturelle. Tes yeux pétillants, ta bouche fine et pourtant pulpeuse, tes cheveux voletant comme emportés par le vent et brillant sous la lueur des lanternes. Ton petit nez fin et tellement adorable était parsemé de minuscules tâches de rousseur ce qui te donnait un côté enfantin. Je me suis laissé emporter par ta personne, me délectant de ta présence tout contre moi, savourant le contact de ta peau de pêche contre la mienne et me laissant subjuguer par l'odeur florale de ton épiderme.
1 an après, tu devenais ma femme et nous voilà, 62 ans plus tard, toujours unis comme au premier jour. Le temps n'efface rien, nous en sommes la preuve.
Ma vie à tes côtés a été fabuleuse Louisa. Mon amour pour toi est indéfinissable mais ce qui est sûr, c'est que tu es en moi, pour toujours. Tu as fais de moi un homme comblé et je t'en remercie ma tendre aimée.
Si tu savais à quel point j'ai peur de te quitter aujourd'hui, peur de ne plus pouvoir te regarder, peur de ne plus pouvoir te toucher, peur de ne plus pouvoir me perdre dans ton regard si expressif. Je te promets que tu ne quitteras jamais mes pensées, peu importe là où j'irai. Je t'en fais la promesse douce colombe.
Ton c½ur est ancré à jamais dans le mien. Rien ne nous séparera amour. Tu verra, nous nous retrouverons là haut et nous pourrons continuer à nous aimer aussi fort que nos âmes nous le permettront.
Je t'attendrai. Je t'aime. »

Louisa referma des ses petits doigts la lettre de son défunt aimé. Les larmes coulaient silencieusement sur ses joues quelques peu ridées. Un rayon de soleil illumina son visage et lui apporta chaleur et réconfort. Elle sourit à travers les perles salées qui lentement, continuaient leur chemin jusqu'à ses lèvres.. Il veillait sur elle, elle en était désormais sûre.
Lentement, elle retira ses chaussons qu'elle plaça méticuleusement près de son lit, grimpa doucement sur le matelas moelleux et confortable et se coucha en position f½tale, la photo de son amour éternel collée contre son c½ur.
« Nous nous retrouverons mon aimé ! Attends moi ! »




Texte retenu. Vous pouvez lire les avis ici, 4ème article.


# Posté le mardi 06 octobre 2009 05:03

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 04:40

*Et comme si nous nous étions jamais aimés, tu t'en vas...*

*Et comme si nous nous étions jamais aimés, tu t'en vas...*


Et comme si nous nous étions jamais aimés, tu t'en vas.
Tu t'éloignes de plus en plus de moi et ma poitrine se déchire peu à peu, m'infligeant une douleur indescriptible.
J'ai envie de crier ma douleur, envie de crier mon amour pour toi mais je ne le peux.
J'ai envie de te retenir et te supplier de m'aimer mais mes jambes douloureuses ne parviennent à faire un pas.
Alors je me contente de pleurer, pleurer pour toi, pleurer pour nous ou plutôt pour cette absence de « nous ».
Je ne peux que te regarder t'en aller et prier que ta conscience t'hurle à la gueule de faire demi-tour et de m'étreindre aussi fort que tu le peux.
Qu'elle te supplie de me regarder droit dans les yeux en m'assurant que tu ne m'aimes plus. Mais en lâche que tu es, tu en es incapable !
Qu'elle souffre comme je souffre aujourd'hui qu'un coeur soit brisé, piétiné, écrasé et broyé en petits morceaux.
Mais tu ne te retournes pas. Tu ne me regardes plus. Tu ne reviendras plus.
Ta silhouette s'éloigne peu à peu de mon esprit pour ne devenir qu'un point dans l'infini. Tu es parti dans un murmure, un chuchotement inaudible. Et pourtant, j'ai compris. Compris, que plus rien n'est possible, que tu ne ressens plus rien pour moi. Je pourrais te supplier à genoux, cela n'y changerait rien. Tu ne m'aimes plus.
Mon souffle se coupe brusquement, j'ai mal. Si mal. Je croise mes bras frêles sur mon ventre qui semble être percuté violemment par un poing invisible. Ton poing.
Je pleure, je crie, j'hurle mais cette douleur est toujours là. Me brûlant à petit feu, s'attardant sur mon coeur, mon pauvre coeur meurtri.

• • •

Cela fait un mois et tu n'es toujours pas là.
Un mois que je souffre en silence, recroquevillée sur moi-même, attendant ridiculement ton retour.
Mais aujourd'hui est un autre jour, aujourd'hui est différent, différent parce que je sais que tout cela va s'arrêter.
Et je souris, heureuse. Heureuse que tout s'arrête enfin, heureuse de n'avoir plus jamais à ressentir cette torture continuelle.
Mon ciel va enfin s'éclaircir, permettant aux étoiles de laisser leur place à un soleil lumineux.
J'éclate de rire. Enfin. Les larmes ne sont plus qu'un mauvais souvenir désormais. Je me sens bien. Libérée. Heureuse.
Mon bras se tend pour se saisir d'une petite boîte qui m'attend depuis peu. J'ouvre délicatement le capuchon, savourant avec plaisir l'attente de la délivrance tant espérée.
Un cachet tombe dans ma main si fine et si pâle. Pâle de n'être pas sortie depuis ton départ, pâle de ne pas avoir vu la lumière du jour depuis si longtemps.
Lentement, j'avale, fermant les yeux sous la douleur. Cela fait longtemps que quelque chose de solide est passé dans ma gorge amaigrie.
Un, deux, trois, quatre, cinq et puis six... Le décompte continue. J'avale. J'avale jusqu'à ce que la boîte soit terminée, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte à jamais.
Mon coeur bat de plus en plus lentement. La mélodie qu'il produit sonne comme une symphonie à mes oreilles. Celle de la liberté.
Lentement, je laisse la mort m'emporter vers une destination totalement inconnue.
Et comme si nous nous étions jamais aimés, je m'en vais à mon tour.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 07:53

Modifié le mardi 06 octobre 2009 14:21

*J'aurais aimé te dire adieu convenablement. J'aurais aimé te rassurer, te dire que tu as été un père merveilleux malgré tout ce que tu as traversé, malgré les différences.J'aurais aimé te dire que je t'aimais, une dernière fois. Mais tu ne m'en a pas laissé le temps ! Alors je te le dis maintenant... Je t'aime.*

*J'aurais aimé te dire adieu convenablement. J'aurais aimé te rassurer, te dire que tu as été un père merveilleux malgré tout ce que tu as traversé, malgré les différences.J'aurais aimé te dire que je t'aimais, une dernière fois. Mais tu ne m'en a pas laissé le temps ! Alors je te le dis maintenant... Je t'aime.*


Regrets ...

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 07:28